Archbishop Angelo Roncalli



Lettre du Nonce Apostolique,  Mgr Angelo Roncalli, plus tard Pape Jean XXIII, à Rénée Besançon Sangnier  à l’occasion de la mort de son mari, Marc Sangnier, la fête de la Pentecôte, dimanche le 28 mai 1950. 


Paris, le 6 juin 1950 

Madame Marc Sangnier, 
36, boulevard Raspail, Paris 

Madame, 

…. J’avais entendu parler Marc Sangnier pour la première fois à Rome, vers 1903 ou 1904, à une réunion de jeunesse catholique. La puissante fascination de sa parole, de son âme, m’avait ravi, et je garde de sa personne et de son activité politique et sociale le souvenir le plus vif de toute ma jeunesse sacerdotale. 

Son humilité noble et franche à accepter plus tard, en 1910, l’admonition – du reste bien affectueuse et bienveillante – du saint pape Pie X, donna à mes yeux la mesure de sa véritable grandeur. 

Des âmes capables de se tenir aussi fidèles et respectueuses que la sienne de l’Evangile et de la Sainte Eglise, sont faites pour les plus hautes ascensions qui assurent la gloire : la gloire du Christ qui sait exalter les humbles, même la gloire d’ici-bas auprès des contemporains et de la postérité à qui l’exemple de Marc Sangnier restera comme un enseignement et un encouragement. 

A l’occasion de sa mort, mon esprit a été bien réconforté de constater que les voix les plus autorisées à parler au nom de la France officielle se sont rencontrées, unanimes, à envelopper Marc Sangnier, comme d’un manteau d’honneur, du discours sur la Montagne. On ne pouvait rendre hommage et éloge plus éloquent à la mémoire de cet insigne français dont les contemporains ont su apprécier la clarté d’un âme profondément chrétienne et la noble simplicité du cœur. 

A.J.R. n.a. 

(Angelo Roncalli, nonce apostolique)



English Translation

Letter of the Apostolic Nuncio, Archbishop Angelo Roncalli, later Pope John XXIII, to Rénée Besançon Sangnier on the occasion of the death of her husband, Marc Sangnier, Pentecost Sunday, 28 May 1950

Paris, 6 June 1950

Madame Marc Sangnier
36, Boulevard Raspail, Paris

Madame,

.... I heard Marc Sangnier speak for the first time in Rome around 1903 or 1904 at a meeting of Catholic youth. The powerful charisma of his words and his spirit enthralled me. The most vivid memory of my whole youth is of his personality and his political and social activity.

His noble and frank humility in later accepting the admonition of the holy Pope Pius X - moreover, a very affectionate and well-meaning admonition - were the true measure of his greatness in my eyes.

Souls as capable as his of remaining as faithful and respectful to the Gospel and to the Holy Church are made for the highest ascensions that ensure glory, namely the glory of Christ who knew how to exalt the humble, and even the glory of this world before his contemporaries and posterity for whom the example of Marc Sangnier will remain as lesson and as an encouragement.

On the occasion of his death, my spirit was truly comforted to note that the most high ranking official voices in France joined together unanimously like a mantle of honour to wreathe Marc Sangnier with the Sermon on the Mount. One could not pay greater tribute or praise to the memory of this French emblem whose contemporaries were capable of appreciating the clarity of a deeply Christian soul and a noble simplicity of heart.

(Translation by Stefan Gigacz, Version 1.0, July 2011)








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